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A propos de la paramyxo |
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Je pense qu'à l'heure actuelle
peu d'amateurs contestent la nécessité
de la vaccination contre la paramyxovirose
(pseudo peste, maladie de Newcastle).
Ceux qui, bien que vaccinant, ne
seraient pas convaincus peuvent
toujours s'arranger pour connaître
le nom d'un amateur qui a eu à
faire face à cette maladie
et lui demander ses impressions.
Les première années,
bon nombre d'amateurs ont cru que
c'était une histoire «
pour vendre du vaccin », ou
une menace exagérée.
Ceux qui < y sont passés
» en conservent, croyez moi,
un souvenir horrifié : colombiers
inondés de diarrhée,
torticolis tel que certains pigeons
roulent à terre, hécatombe
de pigeonneaux dans les nids ou
récemment sevrés etc.
Sans compter que ce sont les meilleurs
pigeons, plus souvent enlogés
donc plus fatigués, qui sont
les premières victimes.
La Fédération Nationale,
à travers le bulletin national,
n'a pas manqué d'insister
sur la nécessité d'une
vaccination générale.
QUAND VACCINER ?
II n'est jamais trop tard. S'il
est souhaitable que les adultes
soient protégés pour
les premiers concours d'avril, on
peut toujours, en cas d'oubli, vacciner
un dimanche ou un lundi et enloger
à la fin de la même
semaine. Notre camarade DELORMEL
a ainsi vacciné, il y a déjà
longtemps, un lundi 1er mai et le
dimanche suivant, sur Tours, a remporté
les 3 premiers et 28 prix de 32
engagés dans 2000 pigeons.
Alors qu'on ne nous raconte pas
d'histoires.
Les pigeonneaux seront vaccinés
soit dès le sevrage (un moyen
de ne pas oublier) soit quand ils
ont environ 6/7 semaines chez les
amateurs qui font un élevage
global de printemps. Mais tous,
y compris les tardifs, doivent être
vaccinés. A noter l'utilité
d'un vaccin anti poquettes chez
les jeunes.
AVEC QUOI VACCINER
Depuis le 27 février 1995,
la paramyxovirose du pigeon est
considérée, au niveau
européen, comme une «
maladie légalement contagieuse
». Ce qui oblige à
utiliser un vaccin reconnu officiellement
(avec « autorisation de mise
sur le marché » A.M.M.)
actif chez le pigeon. Ce qui ne
veut pas dire que les autres vaccins
(prévus pour les volailles)
ne soient pas actifs.
L'arrêté du 8 juin
1994 oblige l'emploi d'un vaccin
injectable. Les vaccins vivants
à base de la souche La Sota,
à administrer dans les yeux
et les narines ou en aérosols,
ne protègent que très
peu de temps le pigeon, 1 mois maximum,
donc sont peu intéressants.
COMMENT VACCINER
On peut utiliser deux voies différentes,
au choix.
-1 Sous la peau de la nuque: prendre
une aiguille assez grosse (7 8/10)
et très courte (1 cm). Pincer
la peau de la nuque le plus possible
à la base arrière
du crâne et piquer parallèlement
au cou (tendu) juste sous les deux
doigts de l'opérateur. Vérifier
que l'aiguille est bien enfoncée
en bougeant légèrement
la seringue et pousser le vaccin.
Frictionner immédiatement
l'endroit de la piqûre.
A noter que la formation d'une "boule"
à l'endroit de la piqûre
(3% des pigeons) est le signe de
la présence de trichomonose
ou de microbes (staphylocoques)
ou les deux. D'où l'utilité
d'un traitement trichomonose juste
avant la vaccination
-2 On peut également employer
la voie intramusculaire profonde.
Le pigeon tenu le dos contre la
poitrine de l'opérateur,
écarter les plumes le long
du bréchet. Enfoncer l'aiguille
assez longue (25 mm) et assez grosse
(7/10) jusqu'à la garde ou
presque, obliquement (45°) et
pousser le vaccin. Aussitôt
après, frictionner énergiquement
l'endroit de la piqûre. Si
du sang remonte, c'est que la piqûre
n'est pas assez profonde ou que
l'on n'a pas assez frictionné.
A noter qu'on peut très bien
garder au frigo le reste des flacons
de vaccin injectable, quelle qu'en
soit la marque.
ET LES CERTIFICATS ?
Actuellement (des rencontres au
niveau du Ministère de l'Agriculture
vont fixer cela définitivement
dans les mois qui viennent) vous
devez remplir le certificat que
vous trouverez dans ce bulletin,
le dater, et le faire signer par
le camarade qui viendra vous aider
à vacciner (de toute façon
c'est plus facile à deux),
joindre la facture du vaccin ou
sa photocopie déposer l'ensemble,
avant le premier concours, au siège
de votre association.
Je suis persuadé que vous
ferez tout cela parce que vous avez
le sens de la solidarité
sportive, voulant non seulement
vous éviter tout risque de
cette terrible maladie mais encore
éviter à vos camarades
et à vous même les
contraintes de contrôles assortis
d'interdiction temporaire (au moins
2 à 3 mois) des concours
et des expositions.
Le maintien de la bonne santé
de nos colonies est à ce
prix : c'est une contrainte légère
compte tenu de l'enjeu.
J.P. Stosskopf
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n°18 chemin de l'étang
long 66380 PIA
TPH: 04 68 63 32 26
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